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PRÈS de 7 % des patients
hospitalisés en France présentent une
infection, et celle-ci est contractée soit dans
l'établissement où ils se trouvent (6
%), soit lors du séjour dans un autre établissement
(1 %), indiquait une enquête réalisée
en 2001, à la demande du ministère de
la santé, un jour où 305 656 personnes
étaient hospitalisées. Au total, environ
800 000 personnes contractent chaque année une
infection nosocomiale d'une gravité variable.
Une autre étude, réalisée en 2002
par le Centre de coordination de la lutte contre les
infections nosocomiales (CCLIN) Paris-Nord auprès
de 16 hôpitaux, montrait que ces maladies "
contribuent directement de façon certaine "
au décès d'environ 4 000 patients chaque
année en France. Le chiffre d'environ 10 000
morts était jusque-là communément
avancé.Les infections nosocomiales sont considérées
comme telles lorsqu'elles étaient absentes au
moment de l'admission. L'état infectieux du patient
étant parfois inconnu à son entrée
à l'hôpital, " l'infection est classiquement
considérée comme nosocomiale si elle apparaît
après un délai de 48 heures d'hospitalisation.
Ce délai est cependant assez artificiel et ne
doit pas être appliqué sans réflexion
", peut-on lire sur le site du ministère
de la santé.L'infection peut être "
endogène ", le malade s'infectant avec les
germes dont il est porteur, à la faveur d'un
acte chirurgical ou invasif, ou en raison d'une fragilité
particulière. Elle peut être " exogène
" : transmission d'un malade à l'autre,
germe porté par les soignants, contamination
dans l'établissement (eau, air, matériel...).
TROIS GERMES PRINCIPAUX
Le plus souvent, ces infections siègent dans
l'appareil urinaire (40 %, dont 24 % sans symptômes).
Les autres sièges d'infection les plus fréquents
sont la peau et les muqueuses (11 %), le site opératoire
(10 %), les poumons (10 %) et la partie haute de l'appareil
respiratoire (9 %). Trois germes représentent
à eux seuls plus de la moitié des infections
: Escherichia coli ou colibacille (23 %), staphylocoque
doré (20 %) et Pseudomonas æruginosæ
(11 %). La loi du 1er juillet 1998 sur la sécurité
sanitaire a renforcé la lutte contre les infections
nosocomiales. Elle a élargi aux cliniques privées
l'obligation, faite aux hôpitaux, de mettre en
place un comité de lutte contre les infections
nosocomiales (CLIN). Elle a affirmé le principe
d'un recueil et d'un signalement de ces infections et
a élevé le niveau de qualité de
la stérilisation des dispositifs médicaux.
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